1790, le serment du curé

Avec la réunion des États Généraux, la prise de la Bastille, l’abolition des privilèges ou encore la déclaration des droits de l’homme, l’année 1789 marque, à bien des égards, la fin d’un monde, d’un ordre établi sur plusieurs siècles. Pour la société française, c’est aussi un point de départ vers de profonds bouleversements sociaux, économiques et culturels.

La proclamation de la « constitution civile du clergé » en août 1790

La religion et le clergé, puissants et omniprésents à chaque instant de la vie des Français au XVIIIesiècle, vont, en un peu plus d’un an, perdre l’essentiel de leurs pouvoirs : abolition des droits seigneuriaux le 4 août 1789, biens mis à la disposition de la nation le 2 novembre suivant, abolition des vœux monastiques en février 1790. Au mois d’avril suivant, le catholicisme n’est pas retenu comme religion d’état par l’Assemblée nationale.

La religion catholique est encore fortement ancrée parmi les populations et malgré toutes ces atteintes à ses prérogatives, le pouvoir révolutionnaire ne souhaite pas sa disparition. A la suite des évolutions déjà actées et après avoir privé le clergé de ces moyens de subsistance, l’assemblée nationale va entreprendre une réorganisation profonde des instances catholiques du pays en leur donnant des moyens de subsister mais surtout en les contrôlant et en les coupant de l’autorité du Pape et de Rome. C’est dans cet esprit que la constitution civile du clergé va être rédigée au cours de l’été 1790. A Vassincourt, elle va conduire le nouveau curé à prêter le serment révolutionnaire.

La constitution civile du clergé

Le 12 juillet 1790, le texte sur la constitution civile du clergé est voté par l’assemblée constituante. Le roi, hésitant, attend l’avis de Rome, mais finit par la sanctionner (l’approuver) le 24 août, la veille de l’arrivée de la réponse négative du Pape.

Signature de Louis XVI au bas du décret du 12 juillet 1790 Source : Archives Nationales

Cette réorganisation n’a fait l’objet d’aucune concertation avec la hiérarchie religieuse catholique. Il s’agit d’un acte
unilatéral du pouvoir révolutionnaire qui abroge de fait le concordat de 1516 signé par François Ier.

Les évolutions sont importantes : le nombre de diocèses est réduit de 134 à 83, ils épousent dorénavant les limites administratives des départements, les évêques sont maintenant élus par l’assemblée des électeurs du Département et les curés par les électeurs du district. Évêques et curés deviennent des fonctionnaires rétribués par l’état auquel ils sont soumis.

Enfin, au titre II de cette loi dite des 12 juillet et 24 août, les articles 21 et 38 imposent aux évêques et aux curés de prêter serment dès leur institution et avant leur consécration :

« Art. 38 : les curés élus et institués prêteront le même serment que les évêques, dans leur église, un jour de dimanche, avant la messe paroissiale, en présence des officiers municipaux du lieu, du peuple et du clergé. Jusque-là, ils ne pourront faire aucune fonction curiale. »

Devant le peu d’empressement des curés en place à prêter ce serment, un décret est voté le 27 novembre 1790 pour rendre obligatoire la prestation du serment sous peine de perte de la charge de leur office.

Estampe « Moyen de faire prêter serment aux évêques et curés… »  Source gallica.bnf.fr

Dans toutes les provinces de France, évêques et curés vont devoir prêter serment. Cette décision va être l’occasion d’une division nationale entre prêtres jureurs et prêtres réfractaires.

A Vassincourt, il semble que cette prestation de serment se soit faite avec un certain zèle révolutionnaire.

Le serment de Nicolas Bertrand, curé de Vassincourt

Le 5 avril 1790, Claude VALLIER décède, il était curé de Vassincourt depuis 14 ans. C’est un prieur de l’abbaye de Jean d’Heurs, Nicolas BERTRAND qui lui succède.

Un peu plus de six mois après son installation, le 31 octobre 1790, il prête serment au cours de la messe devant les officiers municipaux et les fidèles de la paroisse rassemblés.

La précocité de ce serment peut étonner. Certes, la loi est promulguée depuis l’été, mais l’exigence de la prestation reste plutôt floue pour les curés en place ce qui est le cas de Nicolas Bertrand. L’obligation n’interviendra qu’avec le décret de novembre 1790, promulgué fin décembre, soit 2 mois après que le curé de Vassincourt eût prêté serment. A Bar-le-Duc, la Ville proche, les prestations des personnels ecclésiastiques ne sont intervenues que dans les premiers jours de janvier 1791 comme dans la plupart des villes et campagnes de France. Faut-il voir dans cette rapidité à faire prêter serment au curé, un certain zèle de la part de la municipalité de Vassincourt, une certaine ferveur révolutionnaire ?

Les Archives Départementales de la Meuse conservent le procès-verbal de la prestation de serment par Nicolas Bertrand, curé de Vassincourt. En voici la transcription :

Le procès verbal de la prestation du serment par le curé de Vassincourt (AD 55 E dépôt 510 44)

« Le trente et unième octobre de l’année
mil sept cent quatre vingt dix à l’issue
du p… prononcé dans le cour de la messe
p… […] de Vassincourt en présence de
[…] les officiers municipaux et des
f… de la paroisse de Vassincourt Mr
Nicolas Bertrand prieur curé de laditte
paroisse a fait serment en chaire et promis
de veiller avec soin sur les fidèles a la nation a la
Loi et au Roi de maintenir de tout son
pouvoir la Constitution decretée par l’assemblée
nationale et sanctionnée par le Roi de quoi
avons dressé le présent acte le trente et un
octobre mil sept cent quatre vingt dix

Signatures : de Nicolas Bertrand Prieur Curé de Vassincourt, de J Elloy, maire de Vassincourt, de J Chappron procureur,de Claude Féry conseiller » 

Nicolas Bertand restera curé de Vassincourt jusqu’en 1793 puis sera de nouveau curé du village sous l’Empire et la Restauration de 1803 à 1821

Sources :

– AD 55 – E dépôt 510 44
– Archives Nationales – Base « Archim »
– « Le serment de la constitution civile du clergé » par Louis Misermont
– « Révolution Consulat Empire 1789-1815 » par M. Biard, Ph. Bourdin et S. Marzagalli
– « La révolution française » Jean-Paul Bertaud
– « Histoire de Bar-le-Duc » Charles Aimon

Voir aussi dans ce blog :

L’article : « Les curés de Vassincourt »

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XVIIIème siècle : périlleuses naissances

Au XVIIIème siècle, dans tous les villages, le curé se doit d’établir un acte pour chaque baptême qu’il célèbre. A la lecture des registres paroissiaux de l’époque, qui compilent ces actes, on prend conscience des périls qui attendaient mères et enfants à la naissance.

XVIIIème siècle : forte expansion démographique

"The Birth" par Edward Bird (1762 1819)

« The Birth » par Edward Bird (1762 1819)

Le XVIIIème siècle est une période de forte expansion démographique. L’amélioration des  techniques en agriculture, avec notamment l’introduction des cultures fourragères ou de la pomme de terre, ou encore l’amélioration de la qualité du bétail, éloignent progressivement les famines qui frappaient si durement les populations. Quant aux épidémies, si elles sont encore présentes, leurs conséquences sont moins dramatiques que lors des siècles précédents. Les conditions de vie s’améliorent donc sensiblement et constituent l’élément essentiel de l’essor démographique.

En 1715, dans les territoires de la France actuelle, la population est estimée à 21,8 millions d’habitants. Ce niveau de population est sensiblement celui qui avait été atteint quatre siècles plutôt au début du XIVème siècle, vers 1320, avant les dépressions causées par la guerre de cent ans, les épidémies, les famines ou encore les guerres de religion. Or en 1780, la population atteint à 27,5 millions d’habitants, toujours sur le territoire de la France actuelle. En l’espace de seulement 65 ans, la croissance du nombre d’habitants est supérieure à 25 %, ce qui représente un essor formidable et sans précédent.

Ces tendances, observées au niveau national, s’appliquent aussi à Vassincourt. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, la natalité y est très forte avec 25 à 30 naissances annuelles (27 en 1777, 24 en 1778, 30 en 1779) pour une population de 468 âmes en 1793. Mais, si la natalité est élevée, la mortalité infantile reste préoccupante. Naître au XVIIIème siècle à Vassincourt demeure un moment périlleux aussi bien pour la mère que pour l’enfant.

A la naissance : risque de mort pour la mère et l’enfant

Dessin de William Smellie inventeur de forceps

Dessin de William Smellie (1697 1763) Obstétricien écossais inventeur de forceps

Si le XVIIIème siècle a vu d’importants progrès techniques et scientifiques, ceux-ci n’ont que très peu touché la médecine. Les soins, les remèdes et méthodes utilisés restent encore largement inefficaces et empiriques. Lors d’un accouchement, si des difficultés apparaissent, la sage-femme qui, rappelons-le, n’a pratiquement pas de formation spécifique si ce n’est sa propre expérience, utilisera les fers, sans trop de ménagement, pour extraire l’enfant. L’accouchement reste donc un événement dangereux où la mère et l’enfant risquent la mort.

Ainsi, le 29 mai 1777 à Vassincourt, Marie Catherine POINOT, l’épouse de Nicolas HORVILLE met au monde un garçon, Dieudonné. Six jours plus tard, le 4 juin, la mère décède suivie le lendemain par l’enfant.

Toujours à Vassincourt, dans la même période, le 17 mars 1777, une autre naissance aura un dénouement tragique. L’accouchement est probablement difficile, la mère Anne GUILLET ne s’en remet pas et décède le 12 juin. La petite fille qu’elle venait de mettre au monde, la suivra dans la mort moins d’un mois plus tard le 5 juillet de la même année.

A la naissance, une priorité : le baptême

L’enfant qui meurt sans avoir reçu le sacrement du baptême, est condamné à errer éternellement dans les limbes, un lieu décrit par le curé comme encore plus terrible que l’enfer. Ce péril marque fortement les esprits de l’époque. A la naissance, devant cette menace, une seule priorité : le baptême.

Naissance au XVIIIème siècle - 1789 auteur inconnu

Naissance au XVIIIème siècle – 1789 auteur inconnu

Lors de l’accouchement, si l’enfant est en danger de mort, la sage-femme se chargera du baptême (ondoiement), elle y a été habilitée en prêtant serment au curé. C’est le cas pour la fille de François SAINTOT qui naît le 24 octobre 1778 à Vassincourt et qui est aussitôt baptisée par Gabrielle SOUEL, sage-femme du village (voir l’article « 1757 – L’élection de la sage-femme« ).

Dès la naissance, le premier soucis est donc de baptiser le nouveau-né quelle que soit sa fragilité et son état de santé. A cette époque, les parents ont trois jours pour procéder au baptême. Mais à Vassincourt, le curé d’alors, Claude VALLIER, a du donner des consignes plus strictes car en 1777, 1778 et 1779, quelles que soient les conditions, froid vif, pluie, vent ou canicule, le père, accompagné du parrain et de la marraine, courent au plus vite vers l’église pour que l’enfant soit baptisé. Sur ces trois années, les baptêmes sont célébrés le jour même pour 76 des 81 naissances, pour les 5 autres ils interviennent le lendemain.

Il va de soit que cette pratique n’est pas sans conséquence sur la santé de l’enfant notamment pendant les mois d’hiver.

Malheur aux naissances de janvier et février

A peine a-t-il quitté la chaleur du ventre de sa mère, que le nouveau-né est emporté vers l’église du village et le curé pour son baptême. En hiver, cette pratique est désastreuse pour les enfants. A Vassincourt, sur les 21 nourrissons nés en janvier ou février entre 1777 et 1779, seuls 6 ont survécu plus d’un an, 12 de ces nouveau-nés ont eu une vie inférieure à huit jours.

* * *

Sur les 51 bébés nés à Vassincourt en 1777 et 1778, 20 ne survivront pas plus d’un an. Cette mortalité infantile va progressivement diminuer, notamment avec les progrès de la médecine et de l’hygiène au XIXème siècle. La population du village va continuer à croître jusqu’à ce que l’industrialisation, l’exode rural puis la première guerre mondiale n’inversent fortement la tendance jusqu’à nos jours.

 

Nota :

Un relevé des registres paroissiaux de 1777, 1778 et 1779 est fourni sur ce blog à l’onglet « Relevés »

Sources :

– Registre paroissial de Vassincourt – 2 E 544 (1) – 1756 1792
– Histoire des paysans français – Emmanuel Le Roy Ladurie
– Base Cassini de l’EHESS (population de 1793)

 

Les curés de Vassincourt

Vassincourt - La veuve et son pêtre de J-B Greuze

« La veuve et son prêtre » – Œuvre de Jean-Baptiste Greuze 1784

Le curé, un personnage omniprésent sous l’ancien régime

Jusqu’au XVIIIème siècle, l’immense majorité de nos ancêtres est catholique. C’est le cas pour 95 % de la population de la France d’alors et certainement pour près de 100 % à Vassincourt. Tous sont croyants et pratiquants même si pour quelques-uns, faute d’une foi forte et sincère, il s’agit de ne pas être mis en marge de la société.
La religion est partout. Quotidiennement, nos ancêtres croisent des prêtres, des chantres ou bien des moines, une abbaye, des chapelles ou encore un sacristain… Au XVIème siècle, on estime à plus de 880 le nombre d’établissements religieux auxquels il faut ajouter 6000 prieurés, 60 chartreuses et 500 commanderies. Le clergé qui est l’un des trois ordres et alors fort de plus de 100 000 religieux parmi lesquels environ 60 000 curés et vicaires.
Dans ce contexte, le curé est un personnage extrêmement important pour ne pas dire central dans les villages ruraux de l’ancien régime. Il est omniprésent. Il intervient dans tous les domaines de la vie de nos ancêtres : social, santé, familial, sexuel, économique.
Pour les contemporains des XVIIème et XVIIIème siècle, le curé d’un village est incontournable à chaque étape de leur existence (naissance, mariage, décès). Conditionnés dès leur enfance par le catéchisme, les villageois sont tenus d’assister aux messes. Par ses prônes, le prêtre influence, donne la conduite à tenir, il peut même aller jusqu’à montrer du doigt le paroissien égaré et le mettre au ban de la société. Le curé règne sans partage, il contrôle par la confession obligatoire et bénéficie d’un pouvoir immense comme celui de refuser la communion et donc l’espoir d’atteindre le paradis mais aussi celui de refuser l’inhumation au cimetière.
On ne peut donc s’intéresser à la vie des villages sous l’ancien régime sans essayer de comprendre qui étaient ces « prieur-curé de Vassincourt » qui tenaient les registres paroissiaux.
A ce titre, le pouillé du Diocèse de Verdun constitue une source intéressante à consulter pour mieux connaître les différents curés qui se sont succédés à Vassincourt, du XVème au XIXème siècle.

Le pouillé du Diocèse de Verdun

D’après les définitions données par différents dictionnaires, on peut définir un pouillé comme un registre des biens et des bénéfices d’une circonscription ecclésiastique : cure, abbaye, doyenné, diocèse. Les pouillés pouvaient être dressés pour établir l’assiette des perceptions fiscales ou encore pour lister les revenus de bénéfices.
Le pouillé du Diocèse de Verdun est un énorme ouvrage de 4 volumes qui établit un état des différentes paroisses du diocèse. Son élaboration a débuté en 1873 par un travail de l’abbé Nicolas-Narcisse Robinet qui aboutit en 1888 à la parution du 1er tome. A la mort de l’abbé Robinet en 1894, grâce aux manuscrits qu’il a laissés, quoique très incomplets, et au travail de l’abbé J.-B.-A. Gillant qui reprend l’ouvrage, les tomes 2 et 3 du pouillé sont édités respectivement en 1898 et 1904. Le tome 4 qui concerne l’archiprêtré de Montmédy, paraît en 1910 et clôt l’état des paroisses et établissement du diocèse de Verdun.
Le pouillé du Diocèse de Verdun qui est consultable sur le site internet de la Bibliothèque Nationale, présente l’intérêt de dresser, dans son tome 2, une liste des curés de Vassincourt entre depuis le XIVème siècle jusqu’au XIXème siècle.

Les curés de Vassincourt

Les différents curés de Vassincourt cités dans le pouillé du Diocèse de Verdun :

XIVème siècle

  • Jean Rigobert, religieux de Jandeures, prieur curé
  • Jean-Baptiste Boissy, prémontré, prieur curé

XVème siècle

  • Henry Landry
  • Noël Baltazard
  • Pierre de Saint-Martin
  • Paul Chevrantal
  • Sébastien Saulet
  • Nicolas Bouchier

XVIème siècle

  • Jean-Georges Michel
  • Pierre Anchier
  • Christophe Dupuis
  • Jacques Havot, curé de Vassincourt, fut nommé abbé de Jandeures les 15 février 1540. Il fut sacré évêque de Tibériade en 1546 et a été inhumé dans l’église du prieuré bénédictin de Sermaize le 27 février 1551.
  • André Marchal, nommé en 1540
  • Claude La Loutre en 1559
  • Henry de Tourneboulle en 1562
  • Jean Renault, quelques mois en 1564. Il était curé de Combles. En 1564, il obtint en cours de Rome, la cure de Vassincourt, dont il se démit la même année.
  • Claude de Noirfontaine, religieux bénédictin de Saint-Pierre-aux-Monts, nommé par l’abbé de Jandeures, pris possession le 5 décembre 1564.
  • Jean Langloys, en 1575, assista en octobre 1579 à l’assemblée des états pour la réformation des coutumes de Bar.
  • Jean Camus, religieux de Jandeures, curé de Vassincourt vers 1583
  • Nicolas Chevrantal, vers la fin du XVIème siècle.

XVIIème siècle

  • Maurice Jacobé, vers 1600
  • Jean Cousin en 1601, 1602
  • … Saudax vers 1640
  • Roch Joblot, né à Mognéville, curé en 1655, doyen rural, a résigné en 1714. Roch Joblot était en même temps chapelain de Notre-Dame de Lorette de Revigny. Il fut aussi nommé chapelain de la chapelle Saint Nicaise du château de Mognéville le 20 février 1681. Lorsqu’il résigna sa cure pour cause de vieillesse et de caducité, il vint résider au château de Mognéville, où il mourut le 28 septembre 1716, âgé de 86 ans ; il fut inhumé dans l’église devant le grand autel : son acte de sépulture est très élogieux. Il avait fondé à Mognéville une messe du Saint-Sacrement.

XVIIIème siècle

  • Gabriel Martin, en 1714 ; mort le 18 décembre 1748.
  • François-Simon Barthélemy, ancien prieur de Jandeures, nommé le 30 décembre 1748, a pris possession le 27 janvier 1749, mort le 16 octobre 1772.
  • Jean Reboux, curé de Ville-sur-Saulx, nommé le 23 octobre 1772, a pris possession le 19 novembre suivant ; mort le 17 avril 1776.
  • Claude Vallier, nommé le 24 avril 1776, a pris possession le 27 du même mois ; mort le 5 avril 1790.
  • Nicolas Bertrand, prieur de Jandeures, nommé en avril 1790, jusqu’en 1793 (const.), retiré ensuite à Bar ; nommé de nouveau le 1er pluviôse an XI (21 janvier 1803) ; mort le 30 novembre 1821.
  • Claude Fiacre dit Barrois, ancien religieux augustin, exerça le ministère à Vassincourt de 1798 à 1803, il devint ensuite curé de Deuxnouds-devant-Beauzée.

XIXème siècle

  • Nicolas Maurice, en 1822 ; mort en 1828
  • Jean-Baptiste Bourlon, en 1828, transféré à Parois en 1828
  • Henry Charbeaux, en 1832 ; mort en 1848
  • Pierre-Joseph Lemaigre, en 1849 ; transféré à Doncourt-aux-templiers en 1851
  • Alphonse Jeannin, en 1851 ; transféré à Dammarie en 1879
  • Victor-Nicolas Mathieu, en 1879 ; transféré à Laneuville-sur-Meuse en 1883
  • Nicolas-Alphonse-Victor Macinot, curé à partir de 1883

Après la révolution, le déclin de l’influence des curés.

La période révolutionnaire marque le déclin de l’influence des prêtres dans les villages. Ils sont dessaisis de la tenue des registres des naissances, mariages et décès mais aussi de l’organisation de l’école. Les sacrements de l’église sont mis à mal notamment par la possibilité de divorcer à partir de 1792. Les idées du siècle des lumières et surtout les principes  révolutionnaires vont progressivement atteindre les populations rurales et les éloigner de la religion. Au XIXème siècle, deux personnages vont prendre de l’importance au sein des communautés villageoises : le maire tout d’abord puis, plus tard, les instituteurs (ces fameux « hussard noirs » de la IIIème République).